Nom donné en PNL aux processus de substitution et de modification intervenant dans la représentation de certains éléments d'un ensemble, ou d'une situation.
La distorsion est avec les omissions et les généralisations l'un des trois processus universels de création de modèles de l'expérience.
D'un point de vue général, les distorsions sont causées par une déformation de certaines perceptions ou encore par une extrapolation de celles-ci à d'autres ensembles.
Elles se traduisent dans le langage courant par des malformations sémantiques, et se présentent généralement sous quatre formes : les nominalisations, la lecture de pensée, la cause-effet et l'équivalence complexe.
1) Les nominalisations, parfois appelées "actions gelées" remplacent des actions par des noms : par exemple, le verbe aimer se trouve remplacé par l'amour, le verbe respecter par le respect, etc... Alors qu'un verbe indique une action et donc une possibilité de modification du cours des évènements, un nom prend un aspect figé, identique quel que soit le contexte.
2) La lecture de pensée est caractérisée par l'affirmation que l'on connaît l'état interne de quelqu'un ou l'ordonnancement de ses représentations. Inévitable en soi dès lors que l'on cherche à comprendre autrui, la lecture de pensée se doit d'être la plus objective possible, au risque de n'être rien d'autre qu'une simple projection sur autrui de ses propres affects.
Ainsi, il est possible de dire de quelqu'un "qu'il est heureux", mais cela doit-être rendu objectif par des questions telles que "comment le sais-tu?" ou "qu'as-tu observé chez lui qui te fait dire cela ?".
3) La cause-effet : cette forme de distorsion se retrouve lorsqu'un sujet établit une relation de causalité entre un fait x et une conséquence y. Si quelqu'un dit "vois ce que j'ai fait à cause de toi",il établit ici une relation directe entre autrui et ses propres actions. Il s'agit ici de comprendre comment le sujet réussit à construire cette relation causale en remontant l'enchaînement de ses critères et ancrages.
4) L'équivalence complexe : Dans ce cas, un fait n'est pas causé par un autre mais en est la traduction. La phrase "si il est en retard, c'est qu'il ne m'aime plus", est un exemple d'équivalence complexe. Il s'agit ici de trouver les critères qui permettent au sujet d'établir un parallèle entre deux réalités.
Autre définition plus générale :
Déformation subie par un donné objectif. Exemple : L'affectivité est un facteur de distorsion de la perception.
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