Avec les omissions et les distorsions, les généralisations sont
un des trois processus universels de modélisation connus en programmation neuro-linguistique. Transgression du métamodèle pour le langage, les généralisations sont manifestes lorsqu'une constatation faite à partir d'un élément, finit par s'appliquer à l'ensemble dont ce dernier fait partie. A titre d'exemple, un sujet ayant eu une expérience positive avec un praticien utilisant certaines techniques, aura souvent tendance, dans un excès de langage, à avancer l'idée que tous les praticiens qui utilisent cette technique sont excellents.
Nous pouvons citer trois formes de généralisation : les opérateurs modaux, l'origine perdue et les quantificateurs universaux.
1) Parmi les opérateurs modaux, nous distinguerons les opérateurs modaux de possibilité et les opérateurs modaux de nécessité. Ce sont les verbes qui déterminent le sens de l'action et qui la déclenchent (pouvoir, savoir...). L'utilisation exclusive de ces verbes est souvent à l'origine d'une limitation des possibilités d'action du sujet.
2) Les origines perdues se retrouvent dans les jugements de valeur : elles indiquent les critères et les croyances du sujet. La phrase " Il est important d'être ouvert aux autres" n'indique pas qui est à l'origine de cette croyance, ni la façon dont elle a été apprise et ne comprend aucune exception dans son champ d'application.
3) Les quantificateurs universaux : Ce sont les mots tels que "tous", "jamais", "toujours"...
Ces mots sont très limitants et à l'origine de nombreux malentendus dans les discussions. Pour en diminuer l'impact, il convient de poser des questions induisant une exagération, telle que" absolument tous ?" ou encore de trouver une exception
permettant à elle seule d'induire une faille dans le processus de généralisation.
Conscientiser le processus de généralisation permet d'atteindre la structure profonde de l'expérience et d'agir directement sur le VAKOG plutôt que sur la structure de surface, à savoir les phrases exprimées par le sujet.
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