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EXHIBITIONNISME


Définition : Exposition impulsive des organes génitaux dans un lieu public. S'il n'est pas le fait d'individus psychotiques ou aux capacités intellectuelles limitées, l'exhibitionnisme peut être une manifestation de la structure névrotique du sujet.
Perversion sexuelle liée au complexe de castration et à une certaine immaturité affective, l'exhibitionnisme permettrait à celui qui en fait preuve de se rassurer quant à la possession de ses organes génitaux. Cela au travers de la réaction qu'il déclenche par son acte chez sa victime.
De ce fait, l'exhibitionnisme est le plus souvent le fait d'hommes et la victime une femme.



©Dicopsy.com : pour utiliser cette définition, veuillez en indiquer la source.

Liens :

- Etudiant Infirmier : Une liste de perversion.
- Psydoc-France : Quelles sont les catégories psychiatriques concernées : exhibitionnisme, pédophilie, sadisme sexuel, paraphilies ? Dr Sophie BARON-LAFORET.
- Courrier de Mantes : Tribunal Correctionnel de Versailles : L’exhibitionniste condamné à deux mois de prison ferme.


115 Comments

Je connais très bien cette définition. C\'est d\'ailleurs la seule (et très vague) tentative qu\'on ait jamais fait sur ce sujet. Elle m\'a accompagné depuis ma lointaine adolescence et depuis je n\'ai jamais cessé d\'essayer de trouver quelqu\'un qui puisse m\'éclairer sur moi-même. Je m\'appelle...peu importe...on me dira que le simple fait de me présenter est déjà une forme d\'exhibitionnisme. J\'ai été arrêté, une première fois en été 1990 pour \"exhibition sexuelle sur la voie publique\". Ce qui s\'est simplement résulté d\'une heure de garde à vue. Puis, en décembre 2000, pour le même fait. J\'ai alors comparu en mars 2001 en correctionnelle, et je fus condamné à une amende de 5000 francs dont 4000 avec sursis. Une troisième fois, en mars 2003, j\'ai passé 24 heures en garde à vue. Je suis ressorti libre mais j\'ai toutefois été convoqué devant le substitut du procureur qui m\'a fait une leçon de morale d\'une dizaine de minutes. Pour finir, une quatrième fois, en septembre 2008 où j\'ai été convoqué au commissariat de ma ville pour une main courante qui n\'a pas aboutie en plainte. J\'ai, à chaque fois, reconnu les faits. Je tiens avant tout à signaler que je souffre d\'une névrose et non d\'une perversion sexuelle. Les psy, à cet égard, ne suivent que conjectures et ne formulent qu\'hypothéses. Ils ne sèment que le trouble. On ne peut pas comprendre ce qu\'on a jamais vécu. Cette névrose est un handicap permanent et ne me procure aucun plaisir. Il ne s\'agit aucunement d\'un problème sexuel mais d\'un trouble de l\'identité. Le sujet (moi) ayant une image très dépréciée de lui-même et ne pouvant le confier à personne, expose le symbole de son genre masculin (tout comme une femme surexposerait ses seins) à la vue d\'autrui afin d\'appaiser ses angoisses. J\'espère vous avoir un peu mieux éclairé et je reste à votre disposition.
Bonjour Furet, Votre témoignage est intéressant, vous semblez bien connaitre les maux qui vous posent problème. Si vous êtes \"conscient du processus\", comme l\'on dit en PNL, alors vous êtes déjà à moitié \"guéri\". Vous savez, on dit qu\'un \"problème est toujours la solution d\'un autre problème\". En psychanalyse, il est aussi question du \"bénéfice de la maladie\". Par exemple, j\'ai travaillé avec quelqu\'un qui se masturbait beaucoup devant des films pornographiques. C\'était son problème. Mais en fait, ce problème était la solution à un autre problème : Sa solitude, ou manque de strockes, pour utiliser un terme d\'analyse transactionnelle. Simplement, cette solution était inadéquate. Nous en cherchâmes donc une plus adaptée. Il fallut travailler sur ses croyances personnelles, puis cela nous permis de lui trouver des activités extérieures lui permettant de rencontrer du monde. Son symptôme a ensuite disparu. En fait, il ne sert à rien de lutter contre le symptôme, il faut comprendre à quoi il sert et développer une nouvelle solution, socialement acceptable (et donc légale), voir valorisante, afin de résoudre le réel problème, qui lui est souvent inconscient. D\'ailleurs si vous parlez de névrose dans votre cas, c\'est que le mal est toujours inconscient, à priori. Il va donc falloir le mettre en mots, puis développer une meilleure solution que l\'exhibitionnisme afin de régler ce problème. Bien sûr, ce ne sont là que quelques idées. Chaque est différent, comme vous le rappelez. En tout cas, je vois que vous avez développé une approche psychanalytique de votre problème. Je vous encourage à étudier d\'autres approches que la psychanalyse, qui souvent ne donne que de médiocres résultats en psychothérapie (tout en restant une approche utile par ailleurs). Ce serait un peu long à expliquer dans le cadre d\'un simple commentaire. Bienvenue à vous sur le forum en tout cas et n\'hésitez pas à poser vos questions ou à apporter votre témoignage.
Merci beaucoup pour votre réponse (et pardon au passage pour les fautes d\'orthographe). Cependant, comprenez que je n\'attends plus rien des psychothérapeutes. J\'ai croisé des psychologues, psychanalystes, psychiatres et cogito-comportementalistes qui m\'ont tous beaucoup déçus. Vous ne faites que répéter ce que j\'ai déjà entendu cent fois. Si vous en êtes un vous-même, oubliez tout ce que vous avez appris à l\'Université. Je cherche simplement un échange avec des gens ordinaires (et j\'espère que d\'autres personnes viendront se mêler à notre dialogue). Laissez-moi déshabiller mon âme et j\'éprouverai moins le besoin de déshabiller le reste. Mon problème est apparu dès le début de l\'adolescence et j\'ai aujourdh\'ui 50 ans. Je traine donc ce \"boulet\" depuis 37-38 ans. Ne pouvant trouver de soutien ni de réponse au début de la maladie, elle s\'est gravée. Tant d\'oreilles qui ne savaient pas écouter. Les mots de la révolte qu\'on ne m\'avait jamais enseigné. Trop de secrets que j\'ai dû enterrer en moi. Je sais que je n\'en guérirai pas. Je cherche simplement à témoigner pour éclairer le regard de la société sur ce phénomène. En espérant que d\'autres cas comme le mien ne puissent pas se reproduire. Je ne souffre pas de solitude mais il est vrai que ma névrose m\'oblige à mener une double vie. C\'est pesant (je suis à la fois Docteur Jekyll et Mister Hyde quoique mon Mister Hyde ne présente pas de danger pour autrui). Je suis poli et sympathique dans mon entourage et je deviens un individu scandaleux ailleurs. Il m\'est impossible, à cause de ça, d\'avoir une vie congugale ou d\'avoir des amis trop intimes. Je ne supporterais pas, en plus, de devoir mentir à tout le monde. Je me suis souvent demandé s\'il y avait beaucoup d\'exhibitionnistes (hommes et femmes). Quand je dis \"exhibitionniste\", cela sous-entend la définition que j\'ai donné dans mon premier commentaire : \"Il ne s\'agit aucunement d\'un problème sexuel mais d\'un trouble de l\'identité. Le sujet ayant une image très dépréciée de lui-même et ne pouvant le confier à personne, expose le symbole de son genre masculin (tout comme une femme surexposerait ses seins) à la vue d\'autrui afin d\'apaiser ses angoisses.\" Ma dernière psychothérapeute m\'avait alors répondu : \"les gens comme vous sont difficile à attraper\". Cela m\'avait fait sourire et c\'est pourquoi j\'ai choisi le pseudo de Furet. Dans ce cas combien de gens sont-il livrés à eux-même et demeurent prisonniers de leur honte et du dégoût d\'eux-même comme je l\'ai été ? J\'ai eu la chance d\'être arrêté. La police m\'a sortie de mon cauchemar. Mon cas est-il nettement plus profond que la moyenne ou l\'exhibitionnisme est-il un phénomène rare ? Mes questions s\'adressent à Monsieur et Madame Tout-le-monde et non aux psy dont je n\'ai plus rien à faire.
Bonjour Furet, Je comprends ou crois comprendre votre souffrance, je pense que vous avez raison de chercher à résoudre votre problème par vous même. Lisez-donc quelques bons livres sur ce thème et sur d\'autres, si ce n\'est déjà fait. Pourquoi ne pas faire d\'une faiblesse une force et ne pas devenir psychologue ? Vous pourriez ensuite sans nul doute écrire des choses intéressantes sur ce problème, puisque vous l\'avez vécu. Et du rôle d\'aidé vous passerez au rôle d\'aidant, c\'est plus valorisant. Qu\'en pensez-vous ? Cordialement
Merci d\'avoir pris le temps de me lire. Vous parlez de \"bons livres\". C\'est quoi un bon livre ? Le seul ouvrage qui ait jamais traité de ce sujet est le \"Dictionnaire de Psychologie\", de Norbert Sillamy, aux éditions Larousse. Je possède l\'édition de 1974 que j\'ai acheté en 1979. Elle eut au moins l\'avantage de donner un nom à mon trouble même si la définition ne me satisfait aucunement. Je possède aussi celle de 1999, qui n\'en dit pas davantage. Par ailleurs, je trouve curieux qu\'on cherche, dans ce livre, à donner encore une explication à des mots tels que \"homosexualité\" comme si on devait aussi traiter ce sujet comme une maladie alors que l\'ensemble de l\'opinion publique s\'entends pour dire que l\'on nait homo ou hétéro. En dehors, c\'est le désert. Même mes ex-psychothérapeutes n\'ont pas pu en trouver d\'autres. Cela me ramène aux questions de mon précedent commentaire. Pourquoi personne ne s\'est jamais intéressé au sujet ? Par ma longue expérience, je peux faire une réponse amère. C\'est que le monde de la psychothérapie est un monde superficiel et mercantile. Je me suis souvent demandé si la plupart des psy que j\'ai croisé ne méritaient pas plus de soins que leurs patients. Ai-je répondu à vos questions ? Je vous redonnerai signe de vie quand vous ou un autre aura répondu aux miennes...
Bonjour Furet, Vous pouvez étendre le champs de vos lectures à des ouvrages plus techniques, qui décortiquent les mécanismes psychologiques en général. Ne vous enfermez pas dans la lecture d\'ouvrages consacrés uniquement à l\'exhibitionnisme. Très souvent les mécanismes sous-jacents à différents troubles sont les mêmes, ce n\'est que la forme du symptôme qui change. Ce sont ces mécanismes que vous pouvez essayer de découvrir. En fait il ne faut pas lutter contre le symptôme, ici l\'exhibitionnisme, il faut changer ce qui génère ce symptôme. Sinon c\'est comme de soigner la fièvre sans éliminer le virus. Lisez par exemple \"changements, paradoxes et psychothérapie\" de Paul Watzlawick. Je suis en train de faire une fiche de lecture sur cet ouvrage (voyez la rubrique de ce nom sur le site) Pour \"l\'homosexualité\", \"l\'hétérosexualité\" et compagnie, tout cela est instrumentalisé à des fins politiques, les informations sont partiales, les débats aussi, les sondages truqués. Il y a un article un peu en rapport avec ça, dans le journal, sur le site. Pour bien s\'informer, mieux vaut jeter sa télé qui elle, ne fait que désinformer. C\'est mon avis et celui d\'autres aussi. Cordialement
Bonsoir, J\'arrive un peu comme un cheveux sur la soupe mais en faisant des recherches sur le sujet, je suis tombée sur vos discussions. Si je fais des recherches sur l\'exhibitionnisme, c est tout simplement parce que je dois travailler en tant que policière sur le sujet et que je ne suis pas sure de comprendre certaines choses. Nous n\'avons pas de formation psy avant de débuter dans certains services et je le déplore. Furet, dans un de vos commentaires, vous écrivez \"J\'ai eu la chance d\'être arrêté. La police m\'a sortie de mon cauchemar.\" Puis je vous demander comment elle vous a aidé. Aujourd\'hui, j ai eu un homme en audition pendant 2 heures car il a commis ces faits et je sais que mon approche n\'est pas la bonne pour comprendre. J\'ai aussi une question qui pourrait vous paraître stupide mais ne vous en offusquez pas car elle n\'a pas de but méchant : est ce qu\'une personne souffrant de ce genre de problème pourrait passer à une autre étape comme de s\'en prendre à des personnes de son entourage? Même si vous ne souhaitez pas répondre, je vous souhaite bon courage dans votre combat quotidien.
Bonjour flickette, bienvenue sur le forum. Si ce n\'est déjà fait, je pense que vous devriez contacter Furet via la messagerie privée du forum. Il en sera averti par courriel et vous aurez plus de chance d\'avoir une réponse de sa part. Pour votre question sur l\'escalade, d\'une manière générale, je pense qu\'il faut prendre plusieurs faits en considération : - Le sujet a-t\'il d\'autres troubles connus ? - Consomme-t\'il des stupéfiants ou de l\'alcool ? - Est-il violent ? - Est-il bien inséré socialement ? - A-t\'il conscience du processus (cf PNL) ? C\'est à dire a-t\'il conscience de la gravité de son acte, de ses conséquences ? Ou pas du tout ? Effectivement, une formation en psychologie me parait absolument indispensable pour exercer le métier de fonctionnaire de police, dans la mesure où une part énorme des crimes et délits trouve son origine dans des désordres mentaux plus ou moins graves. Je n\'ai pas les chiffres sous le nez, mais j\'imagine que si l\'on retire des statistiques globales de la délinquance : - Les crimes et délits commis sous l\'influence des drogues légales (alcool) et illégales (cannabis & co) - Les délits des gosses de parents divorcés qui ne savent plus où ils vont. - Les crimes sexuels commis par des ados et adultes qui visionnent de la prostitution filmée (pornographie) Alors nous commencerons à avoir déjà nettement plus de place dans les prisons. L\'un des piliers de l\'ordre public, c\'est la famille. *Famille unie -> enfant paisible -> scolarité réussie -> Rues calmes. *Famille désunie -> enfant troublé -> scolarité ratée -> Délinquance. Si je devais être fonctionnaire de police, j\'étudierais la PNL, c\'est à mon sens le plus objectif et le plus opérationnel pour comprendre son interlocuteur. Meilleures salutations et bon courage dans votre travail.
Merci beaucoup, Flickette, de vous mêler au débat. Je vais essayer de répondre à votre commentaire. D\'abord, je considère que la police m\'a aidé en me sortant du cauchemar dans lequel la honte et le dégoût de moi-même m\'avait enfermé en m\'obligeant à parler. Difficile d\'être cru et d\'être écouté quand on souffre d\'une névrose qui n\'a pas d\'existence très claire, ni quand les psychothérapeutes se contentent de se reporter à des shémas imbéciles datant de la préhistoire de la psychothérapie. Ils placent le terme de \"perversion sexuelle\" un peu partout. A les entendre, le naturisme serait une perversion sexuelle ou le simple fait de mettre un préservatif en serait une aussi. Je le répète, on ne peut pas comprendre ce qu\'on n\'a jamais vécu. Je vous invite donc à vous méfier de cette catégorie professionnelle. Sachez aussi, qu\'en tant que névrosé, la répression n\'aura jamais aucun effet sur moi. On pourrait même me castrer, mon premier reflexe serait de m\'en fabriquer un \"autre\" que j\'irai exhiber à la place du précédent. Les relations que j\'ai eu avec la police et la justice ont eu l\'avantage de m\'\"officialiser\" en tant que névrosé. Une fois jugé, en 2001, je me suis débarassé de mon sentiment de culpabilité et cela m\'a encouragé à aller vers autrui. Le problème est que peu de gens écoutent. Sachez qu\'aucune question ne sera stupide tant qu\'elle s\'efforcera d\'éclaicir le sujet. Pour se qui est de la question \"passer à une autre étape\", je ne comprends pas très bien. Pour ma part, ma névrose ne possède pas de violence dans son mécanisme. Je n\'ai donc jamais agressé qui que se soit. Je me contente de mendier des regards. C\'est une forme d\'état permanent, plus ou moins intense qui se manifeste sous forme de douce ivresse. Je prends en compte que les autres personnes ne m\'ont rien fait et qu\'elles ne sont pour rien dans mon problème. Même si je choque très souvent, je ne veux pas nuire à quiconque. Pour ce qui est de la personne que vous avez eu en audition, je ne pourrais pas répondre à sa place car je ne peux pas comprendre ce qu\'elle a vécue. Vous a-t-il paru agressif ? Etait-il plutôt dans une sorte de brouillard ? Etait-il jeune ? Si oui, tant mieux car il a encore une chance de s\'en sortir, contrairement à moi. J\'espère vous avoir apporté un début de réponse. Je reste à votre disposition. Amicalement, Furet.
Bonjour Furet, Merci beaucoup d\'avoir répondu. Je ne peux, hélas, donner trop d\'informations sur la personne que j\'ai eu en audition car je suis tenue au secret professionnel et puis je ne veux pas non plus lui manquer de respect. Quoiqu\'il ait fait, il a l\'air de souffrir de cette exclusion sociale dans laquelle sa névrose le met inévitablement. Le problème pour moi, c est que j ai aussi à entendre les \"victimes\" qui sont des jeunes filles assez traumatisées de ce qu\'elles ont vu. Elles ressentent souvent ça comme une agression même s\'il n y a eu aucun contact physique. Après avoir lu votre article, j\'ai essayé de plus discuter avec l\'homme que j\'avais en garde à vue. Il est intelligent et comprend beaucoup de choses (en tout cas dans le discours qu\'il m\'a tenu). J\'ai pu constater qu\'il avait besoin de parler de son mal être, et qu\'il se cachait derrière des excuses qui ne tenaient pas toujours la route, ou qu\'il effaçait de sa mémoire ce qu\'il avait fait. Il m\'a répété à plusieurs reprises qu\'il se dégoutait lui même. Il a une très petite estime de lui et une grosse dépression latente d\'après ses dires. Il est relativement jeune et, il le dit lui même, des accès de colère qu\'il ne contrôle pas. Je pense que nous (la police) sommes là pour lui rappeler les barrières qu\'il ne doit pas franchir, mais sans le travail de spécialistes pour l encadrer le reste du temps...j\'ai bien peur qu\'on le retrouve en garde à vue dans peu de temps pour les mêmes faits. Pour en avoir eu plusieurs en audition ces dernières années, je trouve ces personnes assez complexes à aborder. A chaque fois, ils nient même lorsque nous avons des preuves incontestables à leur montrer. Ils ne sont jamais agressifs envers moi mais ils sont très gênés de me parler parce que je suis une femme. Si je m\'énerve, ils se mettent à parler tout doucement, comme des enfants. Si je me radoucie et que je les écoute calmement, ils me livrent les failles de leur vie qui les font souffrir. Mais à chaque fois, ils s\'excusent auprès des victimes, à qui ils ne voulaient faire aucun mal. Mes collègues et moi, avons toujours peur que ces personnes passent à une étape supérieure (comme on a déjà pu le voir quelque fois) et attrapent physiquement les passantes pour avoir un contact plus que visuel. C\'est de ce dérapage là que je voulais parler. J\'espère ne pas vous avoir ennuyé. Amicalement. Flickette.
Flickette, vous ne m\'avez pas ennuyé. Au contraire, j\'aimerais m\'exprimer plus souvent. J\'apporterai juste quelques précisions. Vous avez écrit : \"ils sont très gênés de me parler parce que je suis une femme\" Lors de mon procès, en 2001, mon avocat était une femme ainsi que la psychothérapeute qui m\'avait soutenu et qui m\'avait donné les coordonnées de cette personne. Le juge aussi était une femme. Bizarrement, les femmes ont toujours été plus ouvertes d\'esprit avec moi que les hommes. Pourquoi ? Je ne sais pas. Vous avez dit aussi : \"je trouve ces personnes assez complexes à aborder.\" J\'ai failli être pris à nouveau en flagrant délit récemment. Erreur de débutant diront certains : j\'étais repassé dans une rue où j\'avais sévi une demi-heure plus tôt. La personne avait probablement donné mon signalement à la police qui patrouillait... Je marche constamment sur un fil d\'où je penche d\'un côté à l\'autre : De l\'un...Je ressens le besoin inavoué d\'être attrapé parce que j\'ai un besoin de parler à en crever, parce que je suis épuisé d\'être traqué et de vivre dans la clandestinité. De l\'autre...Je redoute à nouveau d\'être confronté à un auditoire étroit d\'esprit qui se contentera de me prodiguer des conseils niais du genre : \"vous devriez aller vous faire soigner\". Stupidité classique qui ne m\'est d\'aucune utilité. De là, perte de temps et aussi d\'argent car je risque à nouveau une forte amende pour récidive. Je souffre d\'une névrose de luxe qui est au-dessus de mes moyens, sans parler du scandale qui s\'étalerait dans mon entourage dont je préfère me passer. ...Alors, je me reprends et je me dis \"ne te fais pas prendre\". J\'adopte devant la police une attitude calme et naturelle et je détale au premier coin de rue. Tel est le choix médiocre que la société laisse. Telle est la médiocrité de ma vie. Au plaisir de vous relire...
Je vous laisse discuter, mais j\'aurais juste une question pour Furet. Furet, lorsque vous écrivez : \"On pourrait même me castrer, mon premier reflexe serait de m\'en fabriquer un \"autre\" que j\'irai exhiber à la place du précédent. \" Cela évoque très clairement le complexe de castration, en psychanalyse. Le \"un autre\" désigne le phallus. Le problème ici n\'est pas tant l\'exhibitionnisme phallique que la forme de cet exhibitionnisme. Dans le cadre du voyeurisme, c\'est un exhibitionnisme primaire : Il s\'agit de montrer son sexe, pour se rassurer sur sa possession, via la réaction de la victime. Mais n\'avez-vous pas essayé de développer un niveau d\'exhibitionnisme plus socialement acceptable, en sublimant quelque peu vos pulsions ? Allez savoir... Par exemple faire du théâtre, ou toute activité socialement acceptable qui pourrait vous procurer une sensation identique à celle que vous éprouvez en vous exhibant physiquement. Il s\'agit de vous reconstruire un phallus d\'une manière socialement acceptable, ou mieux, de comprendre que vous \"en avez un\" en utilisant la technique du recadrage. En fait, tous les problèmes psychologiques viennent de l\'orgueil, péché originel dont découlent tous les autres. Peut-être faudrait-il vous rendre compte que \"vous en avez un\", mais qu\'il est trop petit par rapport à certains de vos idéaux. Simples hypothèses... Bon courage en tout cas et surtout, bonnes réflexions :-)
Furet, J\'avoue avoir du mal à comprendre certaines choses. Mais c\'est, je pense, normal puisque d\'une part, je ne suis pas à votre place et d\'autre part, je suis déformée par ma profession. Je suis du côté de ceux qui vous traquent et qui vous disent d\'aller vous faire soigner. Je reconnais l\'avoir dis plus d\'une fois aux hommes que j\'ai eu en garde à vue pour ces faits. Que pourrais je leur dire d\'autre? D\'après ce que vous écrivez, vous avez un énorme besoin de parler. Est ce que si vous aviez un confident à qui vous pourriez tout dire, sans retenu et sans peur d\'être jugé, vous arrêteriez? Avez vous vraiment envie d arrêter ou est ce que ça fait partie de vous maintenant, après toute ces années? Mes questions ne sont en aucun cas un jugement sur ce que vous faites, j essaie de comprendre le monde dans lequel vous vivez et qui n a pas l\'air de vous rendre heureux. Une dernière question, Furet, pensez vous aux répercussions que ça peut avoir sur les personnes qui vous voient ? Vous me semblez si intelligent...j\'avoue ne pas comprendre. A bientôt j espère. P.S:juste pour info, l\'exhibition sexuelle peut être punie d\'une peine d\'emprisonnement. Elle est rarement mise en place mais c est une sanction qui existe.
Le fait d\'être traqué, d\'être le méchant, contribue à faire subir une image dépréciée de soi-même, et par là, alimente et entretient la névrose. En revanche, le fait de pouvoir en parler, dans l\'anonymat, sur un site atténue le mal-être et rend la névrose plus supportable en lui offrant une soupape. \"Laissez-moi déshabiller mon âme et j\'éprouverai moins le besoin de déshabiller le reste.\" C\'est ce que j\'ai dit dans mon premier commentaire. Le fait de pouvoir s\'exprimer libère une angoisse qui rend la névrose mieux supportable et donc mieux contrôlable. Pour le moment, c\'est la seule voie acceptable. Je peux donc vous conseiller d\'envoyer votre \"gibier\" sur l\'internet à la recherche d\'information sur eux-même mais sans donner trop de détails (n\'en faites pas des assistés, ils doivent se prendre en charge) afin de vérifier, par la suite, si leur quête est sincère. C\'est peu onéreux et pas moins efficace qu\'un psy. Cela leur permettra progressivement de se libérer de leur aliénation intérieure. Vous pouvez aussi le conseiller à leurs victimes. Ce que l\'on comprend mieux fait moins peur. Cependant, le fait d\'aller vers un psy, trois ou quatre fois, obligera la personne à affronter le monde réel. Ce n\'est pas forcément une démarche stérile. \"Une dernière question, Furet, pensez vous aux répercussions que ça peut avoir sur les personnes qui vous voient ?\" : Oui, j\'y pense tous les jours et je me dis qu\'elles ont la chance d\'être du bon côté car elles peuvent trouver du réconfort et du soutien. C\'est une situation où il est moralement plus facile d\'être victime que bourreau. J\'aimerais pouvoir aller m\'excuser auprès d\'elle. Pour ma part, en tant que bourreau, je suis isolé et incompris depuis toujours, sans réconfort. Amicalement...
Peut-être seriez-vous plus à l\'aise pour discuter en ouvrant un sujet dans le forum, rubrique \"Entraide\" ? Il y a plus de fonctionnalités.
Ah part ça et puisque nous avons une \"flickette\" sur le site, j\'en profite pour dire que si l\'État et la police veulent s\'occuper des pervers, il faudrait peut-être qu\'ils commencent par s\'occuper des pervers parmi eux. Pas facile de combattre les pervers sexuels lorsqu\'on légalise pornographie et avortement... Pas facile de combattre les pervers sexuels quand on instrumentalise le corps de la femme à des fins publicitaires. Du cul, partout... Et des ministres pédophiles... Même des généraux maintenant (Germanos) Et les \"flics\"... Vous avez vu vos tronches des fois ? Des fumards et des poivrots, souvent. Vous voulez faire la morale à qui comme ça ? Des divorces sur le dos, des fœtus dans le placard, des flics qui sentent la clope. Et les jugards sodomites... Lol vous voulez ramener l\'ordre dans le pays ? Mais commencez par le ramener dans vos slips et dans vos culottes, bandes de fornicateurs.
Enfin, la police a encore de la marge... Les champions toutes catégories du foutage de bordel social, ce sont bien les profs de l\'éducation nationale... Si vous voulez tirer un coup vite fait, c\'est facile : Vous allez sur un site de rencontre, vous faite une recherche pour trouver les enseignantes... Toutes des bais**ses, bientôt la passe sera tarifée avec elles. Après ils se plaignent du bazzard dans leurs classes, qu\'ils ramènent déjà l\'ordre dans leurs foyers. Pays de pervers.
Bob, je ne pense pas que tu sois arrivé sur ce site par hasard. Tu souffres probablement de quelque chose de proche de moi. Cependant, tes propos n\'amènent rien de positif dans le débat . Bien que j\'ai moi-même le cerveau malade, je ne cherche pas pire que moi pour me donner bonne conscience. Nous sommes sur se site pour nous entraider. Je considère que tes deux derniers commentaires sont des dérives qui devraient être censurées à l\'avenir. Amicalement, Furet.
De grâce, Furet et les autres, n\'appelez pas à la censure à tout va. Imaginez que vous soyez reçu par un psychothérapeute qui vous disent \"ça, ça et ça vous n\'avez pas le droit de le dire\". Mais comment travaillons-nous ensuite ? La liberté d\'expression est fondamentale, plus encore en psychologie qu\'ailleurs. Ceux qui combattent la liberté d\'expression ont rarement les idées claires et ont souvent beaucoup de choses à cacher. Ne pas non plus faire en sorte de croire qu\'une opinion contraire au votre est du domaine de la psychopathologie, l\'internement psychiatrique des opposants politiques, c\'était en URSS ! Ceci dit en effet, vous pouvez ouvrir des sujets séparés pour discuter des différentes choses qui vous préoccupent. Furet, je pense que pour quelqu\'un qui a \"le cerveau malade\", vous allez plutôt bien. La preuve, vous êtes capable de dire que vous avez \"le cerveau malade\" or ceux qui ont réellement le \"cerveau malade\" n\'en ont même plus conscience tant ils sont \"atteints\". Votre orthographe est bonne, vos phrases bien construites, vos propos cohérents. Vous allez bien. Ne vous morfondez pas dans des troubles perçus, sortez de votre identité de malade que certains vous ont créé. Il faut faire des interventions orientées solution : Quand est-ce que vous allez bien ? Quand est-ce que votre trouble disparait que vous sentez que \"là ça va\" ? Qu\'est-ce qui se passe en vous et dans votre entourage quand vous êtes en phase de rémission ? Quels sont vos comportements en général, votre manière de penser, vos habitudes quand le problème en question disparaît ou s\'amenuise ? C\'est ça qu\'il vous faut creuser : Les solutions. Sinon et pour être un peu grossier, plus vous remuez la \"m**de\" et plus elle sent... Autrement dit, plus vous pensez au problème et plus vous générez des affects négatifs, plus votre estime de soi baisse et plus vos problèmes ont un terreau fertile pour réapparaître. C\'est l\'inverse qu\'il faut faire. Pensez solution, pensez positif Furet ! Bon courage.
Dicopsy, J\'apprécie et prends note de votre remarque me déconseillant l\'appel à la censure. Toutefois, je maintiens que les deux derniers propos de Bob sont hors sujet et ne nous éclairent en rien sur le thème traité qui est le mot \"exhibitionnisme\". J\'aimerai aussi connaitre la raison réelle qui a amené Bob ici. Merci Bob de répondre...
La \"flickette\" ne répondra pas à monsieur Bob le soit disant \"saint\". J\'ai assez d abrutis à traiter toute la journée et l indifférence n est que ce qu il mérite vu les propos agressifs et vulgaires qu il tient. Et je suis d accord avec Furet...il devrait être censuré, n en déplaise à la liberté d expression. Nous étions tous sur un ton cordial jusqu à son arrivée, malgré nos différences. A croire qu il a l esprit finalement bien + étroit qu il ne le prétend ce bob. Furet, j ai été ravie d échanger avec vous. J en ai parlé autour de moi et j ai choqué quelques personnes, mais je m en moque. Vous êtes peut être dans \"la partie adverse\" si on considère nos deux mondes, mais vous êtes une personnes interressante qui mérite qu on l écoute. Grace à vous, je n auditionnerai plus les exhibitionnistes de la même manière....merci de de ce que vous m avez apporté. Je vous souhaite sincèrement d être heureux. Bonne continuation Furet. (Je ne reviendrai plus sur le forum car je n ai pas l intention d entrer dans une guerre stupide qui n apporte rien avec des gens comme bob.)
@Furet, J\'ai vu de la lumière et je suis entré. Plus sérieusement, les nouveaux messages sont affichés dans la listes des définitions. @flickette, Ne répondez-rien, quand on a rien à répondre mieux vaut se taire. De toute façon, ça fait belle lurette que la population a perdu confiance en vous. A part prendre les plaintes et les ranger dans le tiroir, vous savez, vous ne servez plus à grand chose. La preuve, la population doit créer ses propres patrouilles. Ceci dit ce n\'est pas entièrement votre faute je vous le concède, puisque vous n\'êtes pas le seul corps institutionnel à vous asseoir sur la bonne morale. Vous voulez de la \"lumière\" peut-être ? A mais non, vous êtes très satisfaits de vos résultats tout va bien, donc inutile de vous remettre en question.
Bob le Saint, vous avez le droit d\'avoir vos opinions, mais ici c\'est un forum de psychologie et surtout, la définition en question est l\'exhibitionnisme. Là ça devient du trollage... La prochaine fois je vais devoir censurer, ce serait dommage. Bref, discutez comme bon vous semble. Il n\'y a pas eu de mises à jour depuis quelques temps sur le site, il va falloir s\'en occuper. Encore merci à vous Furet pour les efforts que vous faites, nombreux sont ceux qui ont quelques troubles et ne font jamais l\'effort de s\'en défaire.
Furet, Vous recherchez le regard de personnes adultes, n\'est-ce pas? Qu\'en est-il de ceux qui s\'exobent devant des enfants? Dans notre village, un travailleur de la voirie a perdu son travail parce qu\'il s\'exibait devant les enfants de l\'école primaire. C\'est notre voisin... et nous habitons dans une vallée reculée avec seulement quelques maisons, à 10 km du village. Nous avons 4 enfants, dont deux filles de 9 et 15 ans. J\'avoue que je me sens un peu inquiète. Faut-il que j\'en parle aux enfants? Merci de me répondre.
Merci, Nitrox, pour votre participation. Je comprends votre inquiétude. Il me parait naturel que vous m\'étiez en garde vos enfants qu\'il existe des adultes fragiles. Bien que j\'ai le cerveau malade je n\'aime pas l\'idée que quelqu\'un souffre de mon comportement. Personnellement, cela ne me dérangerait pas qu\'on vienne me voir et qu\'on me demande de me recouvrir. Même si cela peut vous sembler étrange, si on me le demandait gentiment, je serais incapable de refuser. Je ne peux pas lutter contre mon mal mais cela m\'appaise de pouvoir en parler ou qu\'on vienne m\'en parler. Au sujet de l\'exhibitionnisme je ne connais que mon propre cas. J\'ignore si le travailleur de la voirie dont vous parlez est dangereux (est-ce de la pédophilie ?...je ne sais pas). Certes, je me sentirais capable de parler avec lui pour le jauger mais j\'ignore comment il réagirait. J\'ai mis plusieurs années avant de m\'accepter. Est-il jeune ? Vous semble-t-il ouvert au dialogue ?... Vous pouvez en parler à la gendarmerie qui fera sur lui une enquête plus appronfondie tout comme on l\'a fait pour moi (je vous passe les détails qui ressemblaient à un film d\'espionnage!). Voilà pour le moment ce que je peux vous conseiller. Je reste à votre disposition. Amicalement, Furet.