Conviction d'appartenir à l'autre sexe, pouvant confiner au délire.
Le DSM établit une liste de critères permettant de diagnostiquer
ce syndrome :
- Le sujet se sent mal et perçoit comme un handicape son sexe anatomique..
- La perturbation doit être continuelle depuis au moins 2 années.
- La perturbation doit être indépendante de tout trouble mental éventuel, tel
que la schizophrénie.
- Aucune ambiguïté sexuelle organique ou anomalie génétique
ne doit être décelée.
- Désir de changer physiquement d'organes génitaux et d'adopter les moeurs
de l'autre sexe.
Il existe des différences notables entre les transsexualismes masculins
et féminins : Les premiers cas, 5 fois plus fréquents que les
seconds, entraînent souvent une mise à l'écart social du
sujet, contraint de vivre son désir de
transformation, ou sa transformation elle-même, dans le cadre d'une vie
marginale.
Chez les femmes souhaitant devenir des hommes, le parcours semble moins
problématique sur le plan social, l'acquisition des particularités
masculines pouvant se révéler un atout relatif dans le milieu professionnel.
Lorsque le sujet décide de changer physiquement de sexe, au moyen de
traitements hormonaux ( développement des seins ou de la pilosité,
par exemple) puis d'opérations
chirurgicales, il est en général suivi par un médecin et
parfois, par un psychothérapeute.
D'une manière générale, ces transformations sont échelonnées
dans la durée. Nous noterons que des cas de cancer du sein ont été observés
chez des hommes ayant suivi un traitement hormonal. Aussi, dans certains cas
où le
sujet est très perturbé, un risque d'auto-mutilation des organes
génitaux (émasculation )
est à craindre en cas d'impossibilité d'opérer chirurgicalement
les modifications souhaitées.
A la suite de ces modifications physiques, le sujet cherchera souvent à effectuer
un changement d'état civil, afin de valider administrativement son changement
de sexe. Cette étape est souvent problématique. Selon FF. Sutton, cette validation
administrative et juridique doit dépendre de l'expertise d'une équipe interdisciplinaire
qualifiée en la matière (médecins, psychiatres).
Enfin, d'une manière générale, il règne un flou
autour de la problématique
du transsexualisme. Certains comportements infantiles pourraient éveiller
l'intention, de même que des comportements homosexuels ou l'adoption de
conduites sociales typiques de l'autre sexe. Au final, il reste difficile de
déterminer si le transsexualisme
est une forme extrême de perversion sexuelle ou si le déni qui s'opère
chez le sujet est en partie d'origine biologique. De récentes études
semblent voir une cause du transsexualisme dans la différenciation ultraprécoce
des cerveaux masculins et féminins, du point de vue fonctionnel (F. Hartmann).
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