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Mouvement des muscles faciaux indiquant des sensations plaisantes. Chez
le bébé :
Réflexe
sensori-moteur, le sourire s'observe chez le bébé humain dès la première
semaine de la vie.
D'abord peu expressif et limitée aux muscles de la bouche, le sourire
envahit tout le visage au bout de quelques semaines et s'accompagne d'un regard
plus attentif. Au départ, le stimulus déclencheur du sourire semble être
la voie humaine (maternelle en particulier) et la sensation de satiété qui
suit la prise de nourriture.
A ce stade, le sourire semble être un simple signal de
satisfaction personnelle ou d'anticipation de celle-ci (sur le mode du conditionnement).
Puis, au bout de quelques semaines, le sourire est déclenché par la perception
des visages humains en général et devient alors un sourire social.
Passé une
période d'environ six mois, le sourire du bébé deviendra plus sélectif en étant
déclenché principalement par les membres de l'entourage.
Il existe aussi un sourire
non social, déclenché par la surprise, un progrès cognitif
subit, etc...
L'étude du sourire et de ses déclencheurs est utile, entre
autres, pour mesurer l'évolution des capacités perceptives du bébé.
Chez l'enfant ou l'adulte :
L'empathie ou la sympathie naturelle existant chez les humains (comme chez
les animaux) et la connaissance ou le sentiment de l'existence de celle-ci, fait
que le sourire est parfois utilisé de manière consciente. Cela pour s'attirer l'affection des gens ou pour masquer un conflit
interne (ce qui se retrouve fréquemment dans certaines cultures asiatiques).
Mais il est alors
très difficile au manipulateur de paraître congruent et il est rare
que l'ensemble des muscles faciaux normalement en action lors d'un sourire naturel
soient alors mis à contribution, les muscles encerclant les yeux étant
moins contrôlables,
car plus petits.
Le récepteur perçoit alors le sourire de l'émetteur comme
étant forcé et va rechercher, plus ou moins consciemment,
le message sous-jacent
à celui exprimé verbalement par son congénère.
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