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INTELLIGENCE
Soumis par Dicopsy, 29 sept. 2005 11 16 | Dernière mise à jour 16 févr. 2012 04 23 | Vu depuis le 01/08/2010 : 4822 fois.
Définition : Une conduite est intelligente si elle peut se généraliser à des situations différentes. Une conduite est donc intelligente si elle est généralisable ( le classement par exemple).Une conduite est également intelligente si elle met en jeu la découverte d'une loi nécessaire et si elle permet de faire des prévisions fondées sur cette loi. L'association de faits répétés constitue une loi empirique, or la découverte d'une loi empirique n'est pas un acte d'intelligence (cela contredit la théorie behavioriste selon laquelle l'intelligence est fonction de l'apprentissage). Enfin, précisons que la capacité de prévision augmente avec l'âge, les expériences et les connaissances. Jean Piaget (1896-1980) montra que l'intelligence est une construction qui permet l'acquisition des structures cognitives, ou fonctions intellectuelles. - L'idée fondamentale de Jean Piaget est que l'intelligence se construit. Seul le cerveau est "acquis" héréditairement. Jean Piaget parle d'intelligence sensori-motrice et d'intelligence non verbale : - L'action sur les objets développe l'intelligence. La découverte des propriétés de l'objet permet l'abstraction. Piaget distingue trois périodes dans le développement de l'intelligence : il définit des stades de progrès. Il y a deux notions centrales dans la théorie de l'intelligence de Jean Piaget : Le schème : Par exemple, le schème "tirer". C'est l'organisation d'une structure caractérisable et généralisable à plusieurs situations. - Tirer, prendre, sont des exemples de schèmes moteurs. Les schèmes d'actions motrices finissent par être intériorisés (vers 2/3 ans), l'enfant acquiert la fonction sémiotique et peut se représenter ses fonctions. - Vers 7 ans, la fonction sémiotique agit pleinement. Cette fonction décuple les fonctions intellectuelles. Tout peut être manipulé. Certaines actions sont généralisables : Des schèmes opératoires apparaissent : l'enfant peut se représenter des opérations et les généraliser. Comment ces opérations s'acquièrent-elles au cours du développement ? Le développement est le même chez tout le monde, c'est le rythme qui change. L'intelligence peut se construire indépendamment de l'environnement ou du social. Les fonctions cognitives : 1) Le lien entre mémoire et intelligence : La psychologie expérimentale a travaillé sur la mémoire. L'effet de récence fut compris par la suite, avec la distinction entre la mémoire à long terme et la mémoire à court terme. - Pour distinguer les deux, on a utilisé le modèle informatique. 2) Dans la mémoire à long terme, nous distinguons : - La mémoire épisodique : celle de notre propre histoire. 3) La méta-mémoire : C'est la connaissance par soi-même de ses propres stocks mnésiques. La méta mémoire a ses limites, surtout vis-à -vis de la mémoire épisodique (l'amnésie totale ou momentanée). (La période de latence permet l'amnésie infantile, l'oubli de l'impudeur infantile). 4) La mémoire sémantique : C'est là qu'entre en jeu l'intelligence. Il y a un lien entre l'organisation des éléments à mémoriser et le degré de mémorisation. Lorsque les gens ont une bonne restitution d'une liste de mots, c'est souvent parce qu'ils en ont mieux organisé les données. Le fait de donner un sens aux signifiants permet de mieux les retenir. Apprendre c'est organiser. Bien mémoriser c'est bien utiliser son intelligence pour bien organiser les éléments à mémoriser. Les travaux de Jean Piaget sont capitaux. Mais la notion d'intelligence naît avec les tests d'Alfred Binet (créés pour repérer les enfants en difficulté). 1905 : Comment dépister les enfants susceptibles d'être en difficulté scolaire ? Donc, pour suivre les tâches scolaires, on avait compris qu'il fallait des capacités préalables. - Il fut demandé aux psychologues de dépister les enfants à problèmes. Alfred Binet, en mettant au point ses échelles, s'aperçut que certaines épreuves étaient franchies par stades. C'est la "sensibilité génétique" d'une épreuve. L'enfant qui échouait auparavant réussit tout à coup. Donc une fonction intellectuelle se crée subitement. Ce sont des structures mentales. Binet ne conserve que les épreuves ayant une "sensibilité génétique". Les épreuves sont constituées de processus complexes. Alfred Binet conçut la notion d'âge mental après avoir découvert le franchissement des épreuves par stade d'âge. - Si 75% d'une classe d'âge réussit cette épreuve, celle-ci est dite d'un âge mental de celui de cette classe. Par exemple : Les Américains eurent besoin en 1917 de former rapidement des cadres. Ils durent les former très vite. Comment déterminer le plus vite possible les volontaires capables d'être cadre ? Les Américains s'inspirèrent des tests de Binet pour mettre au point des épreuves. - Ils développèrent les Q C M. On s'aperçut qu'il y avait deux types d'épreuves : - Les épreuves peu discriminatoires (par exemple parler Français, épreuve dans laquelle une part de subjectivité importante peut subsister dans la notation). Les Américains conservèrent les épreuves discriminatoires. Chez les adultes, il y a 3 catégories d'épreuves : - Numérique Globalement, le succès numérique se généralise bien aux autres. Le succès à un test d'une épreuve se généralise aux mêmes tests de la même épreuve. Il y a donc des aptitudes particulières qui entrent en jeu. Finalement, nous obtenons à cette époque deux approches de l'intelligence : - U.S.A : L'intelligence est pluraliste : les aptitudes sont différenciées. Cependant, les tests U.S sont faits avec des adultes, ceux de Binet avec des enfants. Ces tests permettent des prédictions. Le niveau de réussite aux tests est corrélé à la réussite aux épreuves d'encadrement. Les premiers tests s'appelaient army alpha test. La difficulté aux tests va croissante car les tests doivent être effectués par tous. Depuis 1947, les tests sont restés les mêmes et leur efficacité fut prouvée. Le stockage des données, militaires notamment, permet une foule d'études sur les réussites familiales par exemple. L'intelligence reste cependant un concept aléatoire. Binet, lui, avait une approche "opératoire". C'est Jean Piaget qui a fait progresser les travaux sur l'intelligence : - Il étudia l'intelligence comme s'il était question Pourrait-on définir des tâches intelligentes ? C'était une des questions d'Alfred Binet. ©Dicopsy.com : pour utiliser cette définition, veuillez en indiquer la source.
Liens :
- PsychoMédia : Une mise au point sur le concept d'intelligence, par le Docteur Mailloux. - Doctissimo : Un article sur les tests d'intelligence. - Douance : Site complet presentant l'etat actuel de la recherche scientifique sur l'intelligence, le QI, le surdouement (Douance) et l'education des enfants dits surdoues. - Académie de Créteil : Les differentes approches de l'intelligence depuis Alfred Binet (PDF). - surdoues-info : Informations sur les enfants à haut potentiel intellectuel, dits surdoués ou intellectuellement précoces. |



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