Aller au contenu

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

29 utilisateur(s) actif(s) (durant les 15 dernières minutes)

29 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)

  • Google


Nouveaux membres : login, malek bouhani, chouchou, dorothee, rafik,

Données du dictionnaire :
- Commentaires : 298
- Définitions : 1093
- Membres : 1093

- - - - -

PERSONNALITÉ AUTORITAIRE


Définition :

L'autoritarisme est généralement défini comme l'exercice d'un pouvoir dictatorial, c'est-à-dire d'une autorité non partagée et dont les principes ne sont pas discutés. Une personnalité autoritaire peut exercer un tel pouvoir, mais aussi s'y soumettre volontairement.
L'étude de ces personnalités a été importante depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les personnalités autoritaires, ou tyrans, sont des dominateurs sociaux qui cherchent à obtenir le contrôle de groupes d'individus plus ou moins importants. La démocratie facilite l'acquisition d'un tel pouvoir en rendant celui-ci accessible à tous, quelle que soit la morale mise en oeuvre. Toutefois, la division du pouvoir dans le système démocratique réduit d'autant sa portée sociale lorsqu'il est acquis. Il peut donc y avoir une multitude de petits tyrans exerçant un pouvoir contrebalancé par d'autres. Mais la soif de pouvoir restée inassouvie risque alors de se déplacer, comme on le constate avec les réseaux pédocriminels.
Il n'est pas très difficile de comprendre la psychologie des personnalités autoritaires, la quête du pouvoir répondant à des impératifs matérialistes et instinctifs évidents (prestige, argents, femmes, etc.). La recherche s'est donc concentrée sur ceux qui obéissent à un tel pouvoir.
Le système démocratique classe aux extrêmes les personnalités autoritaires, incluant les suiveurs : c'est l'extrême droite et l'extrême gauche.
Ces sujets présentent les caractéristiques suivantes :

- Haut degré de soumission à l'autorité reconnue,
- recours à l'agression au nom de l'autorité,
- forte adhérence aux conventions sociales établies par l'autorité.


Tous les humains sont susceptibles de présenter ces caractéristiques, mais dans des occasions plus ou moins nombreuses et avec une célérité plus ou moins importante.
Toutefois, en Occident, c'est l'extrême droite qui est généralement présentée comme autoritaire. L'extrême gauche étant davantage conçue comme une force d'opposition violente à l'autorité en place.
Il convient donc de s'interroger sur l'origine des expressions "droite" et "gauche" dans le contexte du pouvoir politique. Ces termes ont en fait une origine psychologique. Le qualificatif "droit" a traditionnellement pour second sens "propre" et "honnête", soit des qualités positives. La gauche est en fait le symbole de la rébellion à l'autorité en place, ce qui n'exclut pas chez elle le recours à l'autoritarisme.
Les Anglo-saxons utilisent un test intitulé Right-Wing Authoritarianisme (RWA) scale, pour identifier les personnalités autoritaires. Ce test évalue notamment les réactions face à des questions demandant s'il faut ou non se soumettre à une autorité dans un cas donné. Les sujets qui obtiennent un résultat élevé à ce test sont considérés comme étant plus à même de croire à l'autorité en place et de lui obéir, même en cas de crise ou de mensonge avéré, voire de crime d'État (World Trade Center).
Ces personnalités, quelle que soit leur opinion politique, considèrent les détenteurs de l'autorité comme étant supérieurs aux lois.
Ces sujets peuvent devenir de redoutables persécuteurs et s'ils travaillent dans la justice, ils tendent à prononcer des peines plus sévères que la moyenne et recourent plus souvent à la peine capitale. Ils considèrent que les punitions sévères fonctionnent mieux.
Toutefois, leurs convictions peuvent cacher du sadisme et certains admettent aimer faire souffrir les autres. Lorsqu'ils ne peuvent satisfaire leur autoritarisme d'une manière légale, ils sont susceptibles de sombrer dans la pédophilie, l'enfant étant un objet facile à contrôler. Ces personnalités sont aussi plus enclines à isoler et persécuter les groupes minoritaires.
Les familles religieuses, ou a contrario très antireligieuses produisent beaucoup de personnalités autoritaires. Plus leur conformisme est élevé et leur attitude défiante à l'égard des déviants, plus l'enfant a de probabilité de devenir un fondamentaliste.
Finalement, quelles que soient l'opinion politique, l'appartenance religieuse, ou l'absence de religion, la structure des personnalités autoritaires est la même, et ceci dans toutes les cultures. Ces sujets ne cherchent pas à dialoguer outre mesure, ils renvoient tout de suite aux dogmes et aux lois : Il s'agit d'être conforme et non de comprendre ou d'approuver. En cela, ils reproduisent souvent le mode de pensée qui fut celui adopté par leurs parents pour les éduquer (cf. parents autoritaires). Ils sont aussi plus loyaux envers le groupe et par suite, ils sont ethnocentrés. Leur conception de la société est binaire, il s'agit d'un rapport dominant/dominé, ils peuvent faire peur et avoir recours à la violence et à la vengeance.
Dans les pires cas, quasi pathologiques, ils ne répondent à aucune autre morale que celle de leur propre soif de domination. Les notions de bien et de mal disparaissent, la seule chose qui compte est le pouvoir, quitte à avoir recours au crime : C'est bon, si ça fonctionne. Cela n'est pas sans rappeler le principe d'éthique de situation propre aux loges maçonniques et au mouvement New Âge.
L'immoralité de certaines personnalités autoritaires peut les rendre indécelables aux tests, car elles paraissent de prime abord rebelles à l'autorité, mais c'est en fait pour mieux affirmer la leur.
Si certaines sont apolitiques et non-religieuses, la plupart le sont car leur personnalité nécessite l'appartenance à un groupe pour pouvoir s'affirmer. Dans ce cas, ce n'est en fait pas tant les convictions du groupe qui comptent, que le pouvoir qu'il permet d'obtenir à l'extérieur et à l'intérieur de celui-ci.



©Dicopsy.com : pour utiliser cette définition, veuillez en indiquer la source.



0 Comments