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CONSEIL
Soumis par Dicopsy, 13 sept. 2011 34 16 | Dernière mise à jour 16 févr. 2012 28 12 | Vu depuis le 01/08/2010 : 445 fois.
Définition : Avis donné ou demandé à autrui au sujet de la marche à suivre dans une situation particulière.Pour être bon, le conseil doit s'inscrire dans une relation d'humilité. Humilité du demandeur/récepteur, qui doit savoir accepter ou pour le moins écouter un avis qui ne lui sied peut-être pas de prime abord. Humilité du donneur/émetteur, qui doit avoir conscience de ses responsabilités, de la personnalité de son interlocuteur et de ses connaissances pré-existantes. Dans son livre La cité oubliée, M. l'Abbé François Chazal (FSSPX), nous donne quelques critères pour mieux apprécier la notion de conseil : C’est un tort courant de confondre la nécessité de gouverner soi-même et le fait de n’écouter aucun conseil : pourtant, un oeil ne voit pas si clair que plusieurs. Beaucoup n’ont pas l’humilité de Moïse, se hâtant de déférer aux remarques de Jéthro. Ils tombent dans ce travers parce qu’ils supposent que leur office donne plus de prestige, une meilleure vue de la situation générale, plus d’influence sur les événements et éloigne des petits intérêts mesquins. Toutefois, le plus habile homme du monde doit souvent écouter les avis de ceux qu’il pense même être moins habiles que lui. et] on tire profit de toutes sortes d’avis : les bons sont inutiles par eux-mêmes et les mauvais confirment les bons. (Richelieu, Testament Politique). Le seul cas qui dispenserait le chef de prendre conseil serait son propre manque de sagesse, parce que dans ce cas, sa bêtise l’empêcherait d’écouter les meilleurs conseillers, de comprendre ce qu’ils disent ou d’en tirer avantage. Le but de la prise de conseil est l’évaluation des performances, comme le dit lapidairement Alfred Sloan. Le chef évalue un agent ou une opération par la connaissance des idées qui habitent dans l’esprit des autres. Une telle enquête permet d’achever ses propres pensées en les mettant au dehors, au lieu qu’on les gardait auparavant confuses, imparfaites et seulement ébauchées (Louis XIV, Mémoires et Réflexions), ne serait-ce que par l’absense d’objections. Le prince doit aussi reconnaître que son ministre ou conseiller peut avoir plus d’expérience que lui, être plus âgé, avoir fait plus d’études sur le sujet qui l’intéresse : bref, le conseiller peut connaître mieux les faits contingents et avoir moins de chances de se tromper. A cela on ajoute que le conseiller a une vision beaucoup plus directe et libre de ce qui se passe aux échelons inférieurs. Il est donc incontournable, il faut lui faire comprendre qu’il peut parler librement, sans péril. Dans son testament, Saint Louis énonce trois qualités essentielles pour le conseiller : la prudence, la loyauté et l’absence de convoitise. Richelieu ajoute qu’il faut qu’un conseiller ait une certaine fermeté de caractère, parce qu’il participe à l’imperium de son chef ; et comme cette parcipation ne s’étend pas à tous les domaines, ni à la totalité de l’exécution, c’est assez que son coeur soutienne sa tête, bien qu’il ne puisse faire agir son bras. Il faut aussi qu’il sache tenir ses propres affaires et possède une certaine modestie qui le rende capable d’écouter lui-même les conseils. Il est clair que bien souvent un conseiller cherche autre chose que la fourniture de sages avis et se comporte comme un sanglier dans une vigne ; ce qui oblige un chef à ceci : - Bien le connaître, bien observer son comportement : la meilleure manière étant d’entretenir une forme d’amitié avec lui, pour garantir effectivement la diligence et le secret, sans lesquels toute grande entreprise est impossible. Toutes ces précautions se résument : le dirigeant doit se garder de perdre, sans s’en apercevoir, son indépendance de jugement dans la collecte des informations et dans l’élaboration de sa synthèse. Il faut qu’il évite de créer des favoris déclarés, des gens à qui on attribue indument l’évaluation et la prise de décision. Un conseil sage est tel par la force de son raisonnement et par son efficacité. Il a un caractère cohérent. Une fois parvenus à une décision convenable les rois doivent être jaloux qu’il y a force en leurs résolutions et fermeté en leurs conseils. (richelieu). Les conseils trop fins et délicats sont comme les aiguilles dont la pointe se romp à force d’être trop affilée. ©Dicopsy.com : pour utiliser cette définition, veuillez en indiquer la source. |



Définition : Avis donné ou demandé à autrui au sujet de la marche à suivre dans une situation particulière.









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