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Introduction au Pouvoir dans les organisations
Les auteurs ayant abordé le thème du pouvoir en ont fait l'objet de toutes les ambivalences.
Le pouvoir est toujours lié aux liens interpersonnels et au besoin de coopération qui existe entre les individus. Souvent critiqué, le pouvoir est toujours recherché.
Délégué ou imposé, il se heurte souvent à la notion de liberté à laquelle il est lié.
Les mots du pouvoir:
Au côté des mots du pouvoir nous retrouvons souvent les termes "autorité", "domination", "influence", "puissance" qui entraînent inévitablement les termes "dépendance", "obéissance", "résistance" et "rébellion".
Les outils du pouvoir:
Pour exister et se maintenir, le pouvoir s'appuie sur la force, la persuasion, la loi, la coutume ou la sélection. Très souvent, le pouvoir peut se reposer sur le besoin de sécurité; des gens qui le subissent, besoin qu'il maintient parfois en représentant lui-même la principale source de danger (régime politique totalitaire par exemple).
- A l'échelle interpersonnelle, le pouvoir utilise parfois le chantage affectif ("tu fais ainsi, ou je ne t'aime plus..."). Le pouvoir véhicule une force, morale ou physique, reposant parfois sur une
part importante d'imaginaire ("il est capable de ceci, il peut me faire cela etc...").
Le pouvoir utilise souvent les apparences et les discours pour se développer et maintenir son emprise : "Lorsque vous prenez l'apparence du pouvoir, les gens vous le donnent bientôt" (Mayer Amshel Rothschild).
Le pouvoir "invisible" dans les organisations:
Le pouvoir est parfois qualifié d'invisible.
Un contrôle social peut se mettre en place au travers de la densité des échanges sociaux. Par exemple, les entreprises
organisent des fêtes, offrent des week-ends "vacances" que les salariés sont obligés d'accepter pour ne pas être rejetés.
Les gens peuvent être placés en concurrence, des objectifs doivent être atteints ce qui les oblige à une certaine discipline. Parfois, des objectifs contradictoires sont donnés aux salariés.
L'ambivalence installée permet de créer des doutes et de les exploiter.
Le client exprime parfois son pouvoir de manière détournée mais néanmoins efficace : Râles discrets mais répétés dans les files d'attentes, par exemple.
Les lieux du pouvoir:
Le pouvoir peut s'exercer partout où des relations interpersonnelles existent: Le cadre familial, les organisations publiques (école, armée, police etc...) ou privée (associations, entreprises).
Les différentes formes de pouvoir
Les sociologues comme les psychologues se sont beaucoup intéressés aux différentes formes que peut revêtir le pouvoir.
Le pouvoir charismatique :
Dans ce modèle de pouvoir, l'organisation est suspendue à la parole de son chef.
Tous les qualificatifs subjectifs sont valables pour que sa parole soit écoutée et mise en application ("il est génial,
clairvoyant etc...").
- Nous trouvons des exemples de leader charismatique dans des hommes comme Napoléon Bonaparte, le général De Gaulle, ou, dans une autre catégorie, Adolphe Hitler.
- Un des points communs chez ces leaders est la haute estime qu'il se porte et par la même à leur image.
Le pouvoir qui ne repose que sur la personnalité du leader peut être rapidement renversé en cas d'erreur personnelle du dirigeant, les proches de son organisation cherchant à s'éloigner de lui.
Le pouvoir bureaucratique:
Seule la compétence compte. Le charme personnel des acteurs en présence est secondaire ou inutile. Toutes les actions sont divisées, tout doit être justifié, souvent par écrit. Les actes sont segmentés et font intervenir plusieurs exécutants. Une conséquence de l'application de ce type de pouvoir dans une organisation est une déresponsabilisation de ses membres, les décisions n'ayant plus aucune importance à leur échelle,
ce qui entraîne l'installation d'automatismes.
Le pouvoir technocratique:
Pour illustrer ce type de pouvoir, nous pourrions citer le cas d'un expert bardé de diplômes qui arriverait dans une entreprise. Cet expert, s'appuyant sur sa compétence théorique ou pratique, chercherait à diriger les consciences et les volontés individuelles vers des objectifs qu'il aurait fixé sans consulter ses administrés. En effet, étant le plus diplômé et donc le plus compétent, notre expert aurait de ce fait la prétention de mieux savoir que les autres ce qui est bon pour eux. Dans ce type de pouvoir, nous constatons souvent la mise en place de la part de l'équipe dirigeante de techniques de manipulation ou de jeux de séduction destinés à faire obtempérer autrui "en douceur", mais toutefois malgré lui.
Le pouvoir stratégique:
Un acteur ou une organisation planifie toutes ses actions dans le but d'atteindre un objectif supra-individuel. Des discussions peuvent exister.
Le pouvoir coopératif:
Mode idéal d'application du pouvoir, le pouvoir coopératif puise
sa force dans la libre participation des acteurs de l'organisation et dans la discussion des décisions importantes. Les exemples d'organisations fonctionnant sur la base de ce principe sont rares, mais celles-ci connaissent toujours le succès.
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